La plante du mois d’avril

Peristeria Hooker est un genre représenté par 12 espèces et connu du sud de l’Amérique centrale et du nord de l’Amérique du sud. Ce mois-ci, nous avons le plaisir de vous présenter cette orchidée appelée communément “orchidée  colombe“. Regardez d’un peu plus près, tout y est ! La tête et le bec, les ailes, la queue… en outre, comme si la beauté et l’originalité des fleurs n’étaient pas suffisantes, celles-ci dégagent une odeur puissante et très agréable. Cette orchidée de grande taille est la fleur nationale du Panama. Ses inflorescences mesurent plus d’un mètre de longueur et portent jusqu’à 30 fleurs qui s’ouvrent par trois ou quatre successivement.

RICHARDIANA

Une population de Xylobium observée près de Saül s’est avérée être un représentant d’une espèce déjà décrite mais jamais signalée sur le département. La plante, Xylobium coelia, n’est pour le moment connue que du Venezuela, de la Colombie, de l’Equateur et du Pérou. Une brève description, quelques illustrations et une carte de réparation géographique sont fournies. Une clé des trois espèces connue en Guyane est proposée.

La plante du mois de mars

Appelé communément arbre à orchidée pour leurs fleurs aux allures d’orchidée ou sabot de vache en raison des feuilles en forme de sabot, ce genre regroupe aujourd’hui pas loin de 525 espèces principalement originaires d’Asie. Aux  petits soins depuis presque 5 ans B. yunnanensis nous offre ici sa première floraison ! Une floraison plutôt spectaculaire puisque cet arbuste lianescent et très probablement unique représentant dans notre département est originaire de Chine où il pousse généralement entre 1200 et 2000 mètres d’altitude. L’incroyable adaptation de cette espèce au biotope guyanais n’a pas fini de nous surprendre !

RICHARDIANA

L’État d’Odisha abrite une grande richesse florale et faunistique avec des paysages variés. Il bénéficie de presque tous les types de végétations. Parmi ses richesses florales, la diversité des orchidées joue un rôle important. Ces dernières sont connues pour leurs belles fleurs ayant une valeurs écologiques. Une étude approfondie réalisée sur le terrain de 2009 à 2020 dans différentes zones de l’état, appuyée par des informations trouvées dans la littérature et par le matériel conservé dans les collections d’herbiers locaux, nous permettent de proposer, dans cet article, une liste de 160 espèces appartenant à 50 genres distincts. En outre, des données sur l’endémisme, les aspects de conservation, les valeurs médicinales et économiques de certaines d’entre elles sont fournies.

La plante du mois de février

Établi par Joao Barbosa Rodrigues en 1877, le genre comporte plus de 95 espèces toutes originaires de l’Amérique tropicale. Sept espèces poussent en Guyane.

Anathallis sclerophylla est une plante épiphyte de taille moyenne assez commune en forêt humide de moyenne à haute altitude.

Le livre des orchidées de Guyane

Cet ouvrage de presque 700 pages et financé par le jardin botanique de Guyane présente un état des connaissances actuelles, mettant en avant les avancées récentes sur la compréhension des orchidées, mais aussi les groupes pour lesquels des études sont encore nécessaires pour en décrypter la taxinomie. Tout ce travail, enrichi d’une iconographie de qualité, nous l’avons concentré dans cet ouvrage unique qui permettra à chacun, botaniste amateur ou professionnel, orchidophile ou simple amoureux des plantes, de se familiariser avec cette diversité florale exceptionnelle.

RICHARDIANA

Un spécimen de Catasetum, collecté en 2014 dans l’état du Rondônia, au Brésil, avait été, à tort, attribué à l’époque à Catasetum spitzii. Une révision de ce matériel a permis de ré-évaluer cette identification et de constater qu’il s’agit en réalité d’une espèce différente, qui est ici décrite sous le nom de Catasetum desouzae. L’article propose une description morphologique détaillée du taxon, accompagnée d’une planche de dessins analytiques et d’une photographie de la fleur. Une comparaison minutieuse avec Catasetum spitzii et une discussion sur la possibilité d’une hybridation naturelle entre cette espèce et Catasetum galeritum sont proposées.